Les ailes battantes - Martine Rouhart

Les ailes battantes - Martine Rouhart

10,00 €Prix
Récit, 2021

68 pages
ISBN : 978-2-8070-0305-7 (livre imprimé) – 978-2-8070-0306-4 (PDF) – 978-2-8070-0307-1 (EPUB)
10,00 EUR
Préface de Philippe Remy-Wilkin
 

Le cancer. Le monde vacille, se teinte de couleurs incertaines. Pourquoi cela m'arrivait-il, pourquoi moi ? La souffrance réclame son lot d'explications mais parfois, il n'y en n'a pas.
Depuis, les mots me tiennent lieu de mémoire et de guide, ce sont eux qui me font avancer.
Ce récit, écrit comme un journal de bord, dans l’urgence de l’instant, est un appel à la vie, un message de joies toujours possibles, un petit pas vers une certaine sérénité.
Un chemin de réflexion personnel et spirituel face à la maladie…

Au-delà de l’émotion suscitée par le témoignage, il y a une écriture fluide, vive et inventive. Et un élan philosophique. Martine Rouhart conjugue ambition et humilité, acceptation des limites et volonté d’aller plus loin, mais elle pare sa pensée d’atours poétiques. […] Il y a du traité moral dans cet opuscule qui conjugue délicatement le fond et la forme, qui ravit le cœur et l’esprit, déroulant ses tapis d’émotion, de tonicité et d’humanisme. (Philippe Remy-Wilkin)

 

Lien de l'ebook

De légères bouffées m’étourdissent, chaudes et déjà familières. Dans la salle de bain, je me retiens au bord de l'évier. Profondes respirations. Juste attendre que passe la vague. Je souris, je me souris. Sourire timide au miroir, bienveillant. Ce crâne si lisse…
Une brise fraîche s’engouffre par la fenêtre en même temps que la rumeur du petit jour.
La vie est partout, brève mais insistante, intense, insouciante. Elle est en moi aussi, pressante.
Non, ma vie ne tient pas qu’à un fil. Chaque jour, chaque minute, je tresse consciencieusement un cordage qui doit résister à la puissance de forces contraires.
Dur et rugueux, il est forgé de résolutions, d’acceptation et d'une part de résignation. Il est aussi parsemé de perles et de roses, assoupli par l'attention et la douceur de ceux que j’aime, sans quoi le fil, tendu à l'extrême, risquerait de se rompre. Je les accueille avec une gratitude infinie.
S’il y a une seule consolation, je la trouverai.